Dès son plus jeune âge,
Saber Rebaï est passionné de musique
et de chant ; il chantera pour la première
fois sur scène à 10 ans et à
15 ans, lors du Gala au Théâtre Romain
de Carthage du « Club des Talents »
(Nady el maouaheb) il décroche le 1er Prix,
sous les ovations d’une foule en délire,
qui découvre avec délices une voix
pure, ample et forte dont la colorature et les inflexions
donnent aux plus grandes œuvres du répertoire
classique, une interprétation subtile et
profonde.
Cette touche personnelle dénotait déjà
de l’assurance d’une vedette en herbe
pétrie de respect pour son art et déterminée
à sculpter son talent à force d’exigence,
d’effort et de concentration.
L’alchimie d’une rencontre entre un
art assumé et un public vibrant se renouvellera
désormais à chaque occasion et sur
tous les continents : Saber Rebaï n’est
pas la coqueluche d’un moment, le chanteur
d’un tube, il est une valeur sûre, une
voix que l’on retrouve avec délectation,
qui vous fait éprouver tout l’arc en
ciel des émotions, sans mièvrerie,
sans dramatisation, avec cette merveilleuse aisance
aérienne qui caractérise un répertoire
à la saveur jamais démentie.
Du premier jour, le talent est là, indéniable
et fracassant. Mais Saber Rebaï, qui ne s’endort
jamais sur ses lauriers, va s’adonner totalement
à sa passion avec foi et courage, en optant
pour les chemins difficiles de l’art et du
savoir, hors les voies faciles auxquelles la plupart
des vedettes de sa génération ont
succombé sous nos cieux, en enchaînant
les engagements sans plan de carrière, sans
gestion d’image, sans surtout, gestion de
la qualité du répertoire.
Après un Baccalauréat général,
il entreprend naturellement des études universitaires
de musicologie : la culture et la connaissance sont
pour lui des voies royales à emprunter pour
donner toute la mesure de ses capacités.
Non content de chanter divinement, il veut apprendre,
encore et toujours ; il veut composer et interpréter
; il veut exprimer un univers qu’il porte
et qui est fait de l’étoffe arachnéenne
des rêves.
Il fera d’abord figure d’ «original
» ; il est simplement singulier, ambitieux
et respectueux d’un art qu’il sacralise
au fond de lui-même avec l’âme
et le regard émerveillés d’un
enfant, ce qui lui donne cette visible fraîcheur
où pointe une certaine fragilité,
celle d’une sensibilité à
fleur de peau, capable d’incarner par sa
voix et sa présence la magie de toutes
les émotions humaines.
Au fil des années et des créations,
l’enfant grandit, bientôt il connaîtra
tous les honneurs dans son pays avant de recevoir
l’hommage des pays arabes, puis la reconnaissance
des plus larges publics sur toutes les scènes
de plus de 50 pays du monde du Maghreb au Moyen
Orient, d’Australie aux Etats-Unis, d’Europe
en Asie…
Sur ce parcours semé d’étoiles,
les repères et consécrations sont
nombreux : retenons le Disque d’or obtenu
en 1996 au Festival de la Chanson Tunisienne,
le Micro d’Or décroché au
Caire en 1997, le Prix de la Président
de la République consacrant en 2003 la
meilleure oeuvre ayant acquis un rayonnement international
(avec l’inoubliable Sidi Mansour)…
Saber Rebaï, sacré Meilleur Chanteur
Arabe en 2004 à Beyrouth connaît
également les honneurs de distinctions
aussi prestigieuses que le « Wissam Al Hussein
» du Mérite Culturel décerné
par le Roi Abdallah de Jordanie… Mais également,
l’amour inconditionnel d’un public
toujours plus nombreux de mélomanes enchantés
qui, depuis 5 ans le sacre meilleur chanteur :
le résultat 2005 est là pour le
confirmer.
Habitué des plus grandes scènes,
avec des triomphes fameux à chacun de ses
galas au Festival International de Carthage (1994,
1996, 2000,2003…), Saber Rebaï adore
les défis.
Sa chanson « je défie le monde »
(athadda al âalam »), couronnée
meilleure chanson arabe, le représente
bien : il a défié le monde, surmonté
tous les obstacles, supporté efforts et
sacrifices : au seuil de l’Olympia, scène
de légende où l’ont précédé
Oum Kalthoum, Abdelhalim Hafedh, Fayrouz, il sera
le premier nom, la première voix, la première
stature d’un tout petit pays par la dimension
mais dont l’argile a pétri bien des
grands en maints domaines.
Saber Rebaï à l’Olympia, c’est
le couronnement d’une longue marche vers
la lumière et sans doute le commencement
d’une étape encore plus prometteuse
pour sa carrière et l’enchantement
de tous ses admirateurs.
Le 7 Février 2006, Saber Rebaï va
exprimer tous ses talents pour le plus grand de
tous ses galas à ce jour, dans la Ville
Lumière. Et le lendemain sera un autre
jour. |